C'est la vie!
par Stefanie Coutinho, avec Wendy Martin-Altemus
La plupart des souvenirs de mes parents qui me restent sont des images de mon père avec ses problèmes d'alcool.
Ma mère voulait divorcer parce qu'il était alcoolique. Elle lui a donné beaucoup de nouvelles chances, mais il n'a jamais arrêté. Quand le divorce fut prononcé, mon père ne l'a pas supporté et a tué ma mère avant de se suicider.
Ce double meurtre m'a traumatisé et j'ai enfuie dans mon cœur les peines et toutes les questions sans réponses. J'étais toujours en colère après Dieu et je lui demandais souvent: "Pourquoi, pourquoi, pourquoi?" Pourquoi avait-il laissé cela arriver à mes sœurs et moi? C'était comme tourner en rond avec une question à laquelle vous voulez terriblement répondre, mais que vous n'osez pas poser à votre famille, car vous avez peur de la réponse.
Vers la découverteJe suis allée vivre chez mes grands parents avec mes trois sœurs. Quand ma deuxième sœur a atteint 19 ans, j'ai été vivre avec elle. Karen était dans le milieu de la mode et je la suivais partout pendant qu'elle prenait ses cours. Une après-midi, j'ai été "découverte", alors que je attendais ma sœur à la sortie.
Au début, la mode n'était pas du tout mon truc, mais ça l'est devenu par la suite. Quand on m'a offert d'aller à Paris, cela a été une inspiration suffisante pour mes 17 ans! Je suis tombée amoureuse des voyages. J'ai adoré découvrir de nouveaux endroits et de nouvelles cultures. Et puis l'argent m'offrait une bien meilleure vie! Mon objectif était de gagner suffisamment d'argent pour que ma sœur et moi puissions vivre aisément.
Premier arrêt en EuropeAvec mon amie Shelly, nous avons fait nos bagages pour un séjour de trois mois à Paris, où nous avons partagé une chambre d'hôtel grande comme un mouchoir de poche. Nous ne nous plaignions pas – ça a été le pied! Nous rencontrions des clients dans toute la ville. Notre agent nous avait donné un plan du métro et nous avait expliqué comment apprendre à nous débrouiller toutes seules.
C'est à Paris que j'ai commencé à toucher au tabac, aux joints, à l'ecstasy et à la boisson. Boire est devenu ma drogue et mon choix. Boire me permettait de me libérer de ma timidité et de mon anxiété naturelles. Je pouvais me sentir à la fois détendu et au faîte du monde. J'étais toujours dans l'amusement, mais j'ai commencé à avoir des crises d'angoisses et à devenir dépressive. Ensuite, j'ai quitté Paris et je suis revenue au Texas pour me rétablir.
Mais j'avais des difficultés à renouer avec mes anciens amis. J'avais 18 ans et je revenais d'Europe pleine de mon expérience de mannequin alors qu'ils étaient en train de terminer le lycée. Je ne pouvais pas m'y faire, alors j'ai commencé à sortir dans des bars avec des plus vieux. Et j'ai recommencé à boire.
New York, New YorkQuelques années plus tard, alors que je revenais au Texas pour des vacances, j'ai fait une longue escale à New-York. J'avais été voir une agence qui m'avait demandée de rester plus longtemps afin de rencontrer ses clients. Ils m'ont offert un contrat en or! Je me suis dit: "Mince alors, cette fois c'est un gros coup, il ne faut pas que je rate ça." Je suis restée trois ans à New York. Et j'y ai bien réussi. J'avais plus de rendez-vous que jamais et je faisais des couvertures de magazines.
Je me suis trouvée un nouveau petit ami dont je suis tombé follement amoureuse. Nous avons tout de suite emménagé ensemble. Nous avions le même rêve de célébrité dans nos carrières respectives. Je ne buvais plus autant parce que j'avais trouvé une autre dépendance dans cette relation. Et puis je ne voulais pas foutre en l'air ma carrière. Je suis devenue plus sérieuse au travail. Je savais que je pouvais réussir à New York et en très peu de temps je suis passé de mannequin à top model. C'est du moins ce que je croyais. J'étais poussée à le croire.
Je croyais que ma vie était parfaiteMon book était à son apogée. J'ai fait ma première pub à l'échelon national à l'âge de 20 ans. Et j'ai gagné en une seule journée ce que je gagnais habituellement en six mois! Rien ne pouvait m'arrêter maintenant. Je me disais: "Ca y est maintenant." Et vous savez quoi? Ca y était, j'y étais arrivée. C'était un travail difficile et fatiguant et j'ai du affronter des tas de gens qui me traitaient comme un objet et non pas comme une personne. Je me battais pour obtenir un peu de respect.
Je suis devenue dépressive. Je pleurais souvent. Ma vie parfaite était en train de devenir un enfer. Je n'arrivais pas à me lever le matin. Mon petit ami me disait que je devais laisser tomber. Laisser tomber? Laisser tomber ne faisait pas partie de mon vocabulaire. Je ne m'imaginais pas tout abandonner après avoir travailler des années pour en arriver là où j'en étais. "Laisser tomber pour faire quoi?", me demandais-je. Je ne connaissais rien d'autre que la mode.
Peu de temps après, mon petit ami m'a annoncé qu'il était amoureux de son ancienne petite amie. Je suis devenue suicidaire. J'ai commencé à fumer deux paquets de cigarettes par jour et à boire pour essayer de tuer la peine due à la fin de notre relation. Je sortais avec des hommes qui ne m'intéressaient pas. Je devenais insupportable. Je perdais espoir et je commençais à ne plus me respecter.
Nouvelle direction: la route du rétablissementA cette période de ma vie, il n'y avait pas grand chose qui allait bien pour moi. Je suis retournée au Texas avec presque rien. Je n'ai emporté avec moi que ce qui pouvait tenir dans mon camion. J'arrivais à peine à m'en sortir et cela m'étais bien égal. J'avais perdu tout espoir jusqu'au jour où quelqu'un m'a invité à une réunion des Alcooliques Anonymes (AA).
J'ai été à une première réunion AA, puis à une autre, puis à une troisième, et ainsi de suite. Je me rendais compte que les histoires des autres gens qui y assistaient ressemblaient étrangement à la mienne. Au début, j'ai résisté parce que je ne me considérais pas comme une paumée qui traîne dans les bars et dans les rues, et que donc je ne pouvais pas être alcoolique. Mais j'ai découvert que la plupart des gens qui sont alcooliques ont un travail et ne montre aucun signe particulier. L'alcoolisme, de même que la plupart des dépendance, arrive de façon progressive. Il y a quand même un point de non retour que je ne voulais pas atteindre. Perdre mes parents à cause de l'alcool m'avait suffi.
Je me suis enfin réveillée au cours d'une de ces réunions. Pendant mes trente premiers jours de sobriété, j'ai assisté à trois réunions par jour. Je ne disais quasiment rien, mais j'écoutais. J'avais besoin d'écouter. J'ai ensuite décidé que ce programme me convenait et je suis restée. Je ne me préoccupais pas de savoir si j'étais une vraie ou une fausse alcoolique, le principe des étapes successives fonctionnait bien avec moi et je me sentais mieux. Avant même de m'en rendre compte, les gens me félicitais pour les 30, puis 60 et 90 jours de sobriété.
En fait, l'alcool n'était pour moi que le symptôme de problèmes bien plus sérieux.
Je devais cesser de fuir mes problèmes avec l'alcool, le sexe, les relations et bien d'autres choses encore. Les réunions AA m'ont donné les outils dont j'avais besoin pour vivre. Pas seulement pour rester sobre, mais aussi pour toutes les choses bien réelles de la vie. Je suis devenue réellement sobre et j'ai même arrêté de fumer. Etape par étape. Pas d'un coup de baguette magique.
C'est ainsi que j'ai commencé à guérir. Une fois débarrassée de toute ces cochonneries qui me détruisaient, j'ai pu affronter mon problème avec Dieu. Je suis allée à l'église avec la personne qui m'avait emmenée aux réunions AA. C'était le jour de la fête des pères. Le sermon traitait du fait que ceux qui ont une image négative de pères terrestres ont tendance à voir Dieu de la même manière. J'ai eu l'impression que ce sermon avait été écrit pour moi seule! J'étais soulagée d'apprendre qu'il existait un Dieu aimant qui voulait me connaître. Cela a aussi fait surgir beaucoup de questions sans réponses. J'étais aussi en colère.
J'avais tout essayé. J'avais recherché la beauté, les relations amoureuses, la célébrité, fait tout mon possible pour me détendre et me sentir bonne, dans le seul but de remplir le vide qui était en moi. Je n'ai pu combler ce vide qu'avec un Dieu aimant qui s'intéressait à moi. Peu importe à quel point et combien de choses j'avais essayé, rien n'a pu me satisfaire jusqu'au jour où j'ai accepté Jésus dans ma vie.
Etes-vous en train de traverser une situation sans espoir? Il existe un Dieu qui s'intéresse à vous et à ce que vous traversez.
Vous pouvez recevoir Christ dès maintenant par la foi, au moyen de la prière.
Prier, c’est tout simplement parler à Dieu. Dieu connaît votre cœur, et il est plus soucieux de l’attitude de votre cœur que des mots que vous utilisez. Voici une prière que nous vous suggérons :
Seigneur Jésus, je veux te connaître personnellement. Merci d’être mort sur la croix pour mes péchés. Je t’ouvre la porte de ma vie et je te reçois comme Sauveur et Seigneur. Prends la direction de ma vie. Merci de pardonner mes péchés et de me donner la vie éternelle. Fais de moi la personne que tu veux que je sois.
Cette prière exprime-t-elle le désir de votre coeur? Vous pouvez la prier dès maintenant, et Jésus-Christ viendra dans votre vie comme il l’a promis.
Une vie nouvelle
Si vous avez invité Jésus-Christ à entrer dans votre vie, remerciez souvent Dieu à ce sujet. Remerciez-le également parce que Christ ne vous abandonnera jamais et parce qu’il vous a donné la vie éternelle. Alors que vous en apprenez plus sur votre relation avec Dieu et combien il vous aime, vous vivrez la vie pleinement.
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