A la maison, finalement
par Anne Mangroo
J’ai grandi sans connaître l’amour. Peut-être était-ce le produit de la culture guyanaise dans laquelle j'ai grandi. On ne m’a jamais dit qu’on m’aimait, même pas mes parents. Il s’agissait de quelque chose qu’ils n’avaient pas connu eux-mêmes pendant leur enfance et donc je n’ai pas connu cela non plus. J’avais l’impression d’être une paria et on m’appelait souvent "maigrichonne" ou "mocheté". Je croyais que c’était parce que je étais la seule fille dans la famille au début ou parce que je n’étais pas la plus jeune. Je ne pouvais tout simplement pas comprendre.
On attendait beaucoup de moi parce que j’étais l’aînée. Mais, enfant, je ne le comprenais pas. Je voyais la façon dont les femmes étaient traitées dans ma famille: elles n’avaient presque plus de visage humain, tant elles ressemblaient à des machines qui s’occupaient de leurs tâches et qui ne les faisaient jamais suffisamment bien. Et donc je ai fait ce que je pensais être bien. J’étais une lycéenne-modèle, que des très-bien, toujours au tableau d’honneur au lycée et j’ai reçu mon diplôme de l’université avec mention. Mais cela ne suffisait pas. Cela ne semblait pas suffire à mes parents.
J’ai grandi en allant à l’église, mais ce n’était qu’une tâche de plus à effectuer. La plupart des membres de ma famille étaient des "chrétiens du dimanche matin" et je m’étais promis que dès que je pourrais dire "non", je cesserai d'y aller. Et en effet, dès que j’ai quitté la maison, je n’y suis plus allée.
Ma vie fut remplie d’amis dont je n’avais pas besoin et, à l’inverse de mon enfance, on n’attendait plus rien de moi. Mais ce n’était pas ce que je voulais.
Ce qui a changé ma vie, ce n'était pas quelque chose d’extraordinaire, mais plutôt d'inattendu. Il s'agissait de deux simples remarques, l’une de ma sœur cadette et l’autre de mon frère. Cela fait déjà quelques ans que j’ai entendu ces paroles sortir de leur bouche, mais je les ai encore dans mon cœur.
Ma sœur m’a dit : "Tu cherches l’amour au mauvais endroit". Mon frère m’a dit : "Je ne sais pas ce que tu fais le vendredi et le samedi soirs, mais j’aimerais que tu viennes avec nous à l’église le dimanche".
Je ne pouvais pas m’empêcher de penser à ces paroles. Je savais que ma sœur avait raison et je savais que j’avais besoin d’aller à l’église, ne serait-ce que parce que mon frère me l'avait demandé. Aussi, je voyais quelque chose d’autre dans la vie de mon frère et de ma sœur, quelque chose qui me manquait. Ils étaient en paix.
J’appris que cette paix venait de leur relation avec le Père Céleste qui ne blessait ni ne frappait, un Dieu qui savait tout sur eux : toutes les blessures qu’ils avaient subies, toutes les joies secrètes. Dieu les aimait complètement et avait envoyé Son Fils, Jésus-Christ, uniquement dans le but d’avoir une relation avec eux. J’appris que Dieu m’aimait aussi.
Cette année-là, je suis revenue à l’église avec une vision nouvelle. Ce n’était plus une question de devoir ou d’obligation. C'était la période au cours de laquelle j'ai choisi de confier ma vie à Dieu. J'ai prié une prière comme celle-ci :
"Seigneur Jésus, je veux te connaître personnellement. Merci d’être mort sur la croix pour mes péchés. Je t’ouvre la porte de ma vie et te demande d’y entrer en tant que mon Seigneur et Sauveur. Prends le contrôle de ma vie. Merci de m’avoir pardonné mes péchés et donné la vie éternelle. Fais de moi la femme que tu veux que je sois. Amen."
Maintenant je sais que je suis créée à Son image, parfaite à ses yeux. Il est le père et la mère chez lesquels je suis à la maison. Il m’écoute, Il rit avec moi, Il verse des larmes avec moi, Il me tient et me réconforte quand plus personne ne peut le faire.
Rétrospectivement, quand je regarde qui j’étais et que je vois comment Dieu a transformé ma vie au cours de ces quatre dernières années, je suis reconnaissante. C’est difficile de croire que j’étais à l'époque calme et renfermée, sans désir ni motivation! Mon cœur était plein d’amour, il l’a toujours été, mais je n’ai jamais été capable de le partager jusqu’à ce que je confie au Seigneur toutes mes épreuves.
J’apprends à voir les gens tels que Dieu les voit, à les aimer et à leur pardonner. Je suis enfin capable de rétablir certaines relations rompues de ma vie. Celle qui me manquait le plus était ma relation avec ma mère et Dieu l’a rétablie. Je la considérerai toujours avec grande affection comme un des cadeaux le plus précieux que Dieu m’a fait. J’ai du respect pour sa force de caractère et je peux maintenant apprécier la femme qu’elle est devenue.
Ça ne m’arrive plus très souvent de ne pas avoir un sourire aux lèvres parce que je sais qu’Il m’aime et parce que j'ai trouvé en Lui tout ce dont j’ai besoin.
Vous pouvez recevoir Christ dès maintenant par la foi, au moyen de la prière.
Prier, c’est tout simplement parler à Dieu. Dieu connaît votre cœur, et il est plus soucieux de l’attitude de votre cœur que des mots que vous utilisez. Voici une prière que nous vous suggérons :
Seigneur Jésus, je veux te connaître personnellement. Merci d’être mort sur la croix pour mes péchés. Je t’ouvre la porte de ma vie et je te reçois comme Sauveur et Seigneur. Prends la direction de ma vie. Merci de pardonner mes péchés et de me donner la vie éternelle. Fais de moi la personne que tu veux que je sois.
Cette prière exprime-t-elle le désir de votre coeur? Vous pouvez la prier dès maintenant, et Jésus-Christ viendra dans votre vie comme il l’a promis.
Une vie nouvelle
Si vous avez invité Jésus-Christ à entrer dans votre vie, remerciez souvent Dieu à ce sujet. Remerciez-le également parce que Christ ne vous abandonnera jamais et parce qu’il vous a donné la vie éternelle. Alors que vous en apprenez plus sur votre relation avec Dieu et combien il vous aime, vous vivrez la vie pleinement.
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